Une comédie satirique sur le monde du recrutement, créée et jouée au Festival d'Avignon en 2022, puis en tournée dans 15 villes de France. La pièce revient — et cherche ses comédiens.
Écrit par un professionnel du recrutement, le texte fait de chaque scène une formation dissimulée derrière les traits d'une comédie. C'est ce qui explique son double parcours : la pièce a été jouée dans des théâtres, mais aussi dans de grandes entreprises, des salons professionnels et des fédérations d'employeurs, pour enseigner le recrutement en faisant rire.
La pièce est écrite, puis répétée pendant plusieurs mois par une troupe de débutants.
Elle est jouée pendant tout le Festival d'Avignon. Aucun professionnel du théâtre : 100 % de « première fois sur scène ».
Une trentaine de représentations dans les grandes villes de France : théâtres, entreprises, salons professionnels, fédérations d'employeurs.
Chacun part vers ses projets professionnels. Pour ma part, j'écris et je joue Tous Chômeurs ? à Avignon et dans les entreprises.
Je décide de constituer des troupes — objectif : 10 villes parmi les 24 premières villes de France. Jouer dès janvier, 1 à 2 fois par semaine, dans un théâtre local, puis au Festival d'Avignon.
On l'écrira ensemble.
Déjà jouée entre 50 et 60 fois, dans des villes partout en France, avec des salles pleines.
Je mets mon expérience et mes bases de données au service du remplissage des salles, à l'échelle nationale.
Réservation, relation avec la salle et logistique : c'est moi qui m'en occupe.
De vrais cachets déclarés (cadre légal de la troupe) dès 100 spectateurs payants par soir.
Selon la vitesse de votre apprentissage : c'est vous qui donnez le tempo.
À 30, 50 ou 100 % — cela dépendra de votre communication locale : affiches dans les commerces, flyering, bouche-à-oreille.
La pièce compte 6 personnages. La troupe de référence, c'est 7 à 8 comédiens pour 5 comédiens sur scène à chaque représentation — et dès 5 comédiens dans une ville, on peut jouer — mais on vise 8. Sur scène, la distribution est : deux comédiennes (Delphine et Johana), un comédien sur Pascal seul, et deux comédien·nes qui doublent les deux autres rôles (Julien / Julia + le présentateur, Daniel / Danielle + Dominique) — des personnages qui ne se croisent jamais sur scène. Dans chaque ville, une troupe se constitue ; un coordonnateur pilote les répétitions et la mise en scène, je viens pour une journée entière de répétition filmée qui la fixe, et je m'occupe du théâtre, de la communication et de la billetterie.
Voilà des exemples de tout ce qui peut arriver entre le mois d'août et notre première sur scène en janvier prochain. Avec seulement cinq comédiens, chacun d'entre eux peut, à lui seul, mettre un terme au projet en l'abandonnant.
Donc vous serez 7 à 8.
Et grâce à ça :
Parce qu'elle est universelle. Elle parle du retour à l'emploi — pour tous ceux que ça concerne, ou que ça a concerné un jour. Des relations parfois toxiques en entreprise. De ce que c'est d'être un petit patron, ou un candidat « trop vieux pour le poste ». Du mal-être au travail — et en dehors. De l'envie de se reconvertir, au-delà du fantasme de tout plaquer.
Le grand public y voit un moment de détente ; les entreprises, l'amorce d'une formation. On peut la prendre dans sa légèreté désinvolte… ou tendre l'oreille aux chuchotements qui la rendent, par endroits, franchement dramatique.
C'est pourquoi je suis convaincu qu'elle trouvera son public : un seuil minimum de 100 spectateurs payants par date — avec l'ambition de monter à 200 ou 300 — sur 24 à 48 dates par ville, de janvier à juin. De quoi la faire monter, et en faire parler.
Nationalement, je m'en occupe. La pièce sera annoncée à l'essentiel des demandeurs d'emploi de votre ville, par e-mail et probablement par campagnes SMS. Elle sera aussi adressée à la plupart des recruteurs et patrons de PME locaux.
Elle sera proposée en public, mais aussi en privé : entreprises, associations, fédérations professionnelles — elle a déjà été jouée dans de nombreuses ANDRH, CCI et fédérations. Et bien entendu, elle sera diffusée sur les plateformes de billetterie et de vente en ligne.
En local, ce sera à vous de la faire connaître : affichage dans les vitrines des commerces, un peu de flying — selon votre rythme, vos dispos et votre ambition.
Le projet est donc tout à fait compatible avec vos autres projets artistiques ou professionnels en parallèle.
Chaque soir, 5 comédiens portent 7 personnages — Delphine et Johana tenues par deux comédiennes, Pascal tenu seul par un comédien, et deux comédien·nes qui portent chacun deux personnages qui ne se croisent jamais sur scène : Julien / Julia + le présentateur d'un côté, Daniel / Danielle + Dominique de l'autre.
Soit 7 personnages portés par 5 comédiens sur scène, au sein d'une troupe de 7 à 8. Julien / Julia, Daniel / Danielle et Dominique existent dans les deux versions, masculine et féminine : choisissez celle dans laquelle vous vous projetez.
Sur le texte : j'y suis attaché, mais tout à fait ouvert à vos suggestions — même s'il me faudra avoir le dernier mot.
Ce texte est déposé. Il ne s'agit que d'une version brute du texte, diffusée à des fins de casting.
Il est en accès libre, en PDF, sans mot de passe : la psychologie de chaque personnage, l'intention de chaque scène, puis le texte des 14 scènes. Prenez le temps de le parcourir : soit il vous inspire, soit il ne vous inspire pas 🙂
Cliquez sur un nom pour déplier ou refermer le portrait du personnage : un synopsis à destination des comédiens, pour s'imprégner du rôle avant de travailler le texte.
Pascal, c'est le fils de son père. Son père qui a créé la boîte, et qui l'a toujours porté, même si manifestement le fils n'a jamais vraiment brillé. Pascal est arrivé dans l'entreprise il y a quinze ans et en a repris les rênes. Delphine, la RH, arrivée cinq ans plus tard, est le seul témoin de cette histoire : elle connaît le fils, elle sait ce que le père a construit, et elle ne manque pas de le lui rappeler.
Il peut paraître un peu périmé, un genre de manager des années 80 : arrogant, un peu vulgaire, misogyne… Ça n'est pas totalement faux.
Mais on comprend, notamment à travers la scène finale avec Daniel(e), que c'est un petit patron dépassé. Il est en posture en permanence pour masquer sa panique. La boîte ne va pas bien, il ne sait pas manager, il ne trouve pas le moyen de sauver cette entreprise qui coule.
On voit bien dans sa scène avec Julien que même ses trucs et astuces ne fonctionnent pas. C'est d'ailleurs ce que lui dit également Johana dans une scène précédente, lorsqu'elle a essayé d'exploiter les conseils de son boss qui ne marchent jamais. Et on comprend bien que derrière cette arrogance se cache juste un manager dépassé, un fils qui est en train de couler la boîte du père. Et qu'il en a, derrière les apparences, pleinement conscience.
Il n'est d'ailleurs pas tout à fait naïf sur son entreprise : lorsque Delphine, lors de la fiche de poste, lui fait remarquer que l'entreprise est très loin de l'image qu'il veut en donner, il ne la contredit pas. Lorsque Daniel(e) lui explique que son management est périmé, il ne le contredit pas non plus — il lui demande même conseil.
Si on observe bien la trajectoire de Pascal, il se décompose scène après scène : Delphine lui marche dessus dès la scène 2, Johana va finir par le recadrer dans leur scène de débrief, Julien va le balader sur toute la ligne, et Daniel(e) lui dira enfin ses quatre vérités.
C'est la panique des petits patrons qui affrontent des crises qu'ils ne peuvent partager avec personne, et qui parfois prennent de mauvaises postures pour se rassurer.
Delphine, c'est la mémoire de cette entreprise : elle y est arrivée il y a dix ans.
Elle n'a pas peur de son manager. Elle peut se jouer en opposition frontale, haute en couleur, ou dans une forme de résistance introspective — les deux fonctionnent. Mais elle n'est pas dupe, elle résiste, et on voit bien dès la fiche de poste qu'elle revient à plusieurs moments sur les réponses de son manager pour le mettre face à ses incohérences.
Elle peut se le permettre parce qu'elle a dix ans d'entreprise, qu'elle l'a connu en échec, et que manifestement elle sait tout de l'homme et de l'entreprise. C'est d'ailleurs ce que révèle Daniel(e) à Pascal dans la scène finale, à propos de sa relation avec Delphine.
Et en même temps, on voit bien qu'elle a par moments besoin de sortir de sa réserve de RH, comme elle le fait avec Daniel(e) le psy dans la scène inaugurale.
On peut laisser entrevoir, si on le souhaite, qu'elle fut autrefois un peu éprise de Pascal, qui s'est détourné d'elle. Ou bien on peut faire totalement l'impasse sur cette histoire. Il y a plusieurs moments dans le texte, dans sa discussion avec Pascal, où on peut par la gestuelle le laisser entendre (« c'est comme en amour, on veut des preuves »), mais ce n'est absolument pas indispensable.
Le fait est qu'elle est la meilleure RH possible. Elle tient tête à son manager. Elle pose exactement les bonnes questions et donne une master class de fiche de poste dans la scène 2. Dans sa discussion au téléphone, on comprend qu'elle est capable de déceler ce que le candidat cherche vraiment, et qu'elle n'est pas dupe de ce que l'entreprise a à offrir : elle en arrive même à conseiller le candidat pour qu'il manipule un peu le manager aux attentes irrationnelles. Elle est directe et fait dire au candidat en peu de mots ce que Pascal n'arrivera jamais à lui faire dire en entretien par la suite. Elle n'est dupe d'aucune des manipulations de Julien, le candidat pourtant passé maître en la matière, et ils jouent tous les deux une scène intelligente : un entretien dépourvu de toute hypocrisie.
Elle aime cette entreprise, elle lui a probablement consacré toute sa vie : on ne fait référence ni à un mari, ni à des enfants, ni à aucune autre occupation que cette entreprise.
Elle est ce à quoi aspire toute recruteuse, toute RH dans une entreprise : un vrai contre-pouvoir du manager opérationnel. Un vrai pont entre les candidats et l'entreprise, qui dépouille les uns et les autres de leurs faux-semblants.
Dominique, c'est le candidat parfait. Absolument parfait. Il a préparé son entretien, il est honnête, il démontre ses arguments, il explique ce qu'il peut apporter à l'entreprise, il sait aller au closing pour obtenir son deuxième entretien. Il est parfait. Et sincèrement, il a toute sa place à ce poste. Dominique, c'est objectivement le meilleur choix possible pour ce poste.
Et il fait ce que tout très bon candidat doit être amené à faire : renoncer à un poste lorsque, pendant le processus, il se rend compte que cette entreprise ne le mérite pas et que ce poste n'est pas fait pour lui. Il est le symbole du candidat capable de renoncer sans être obsédé par l'obtention du poste. Parce que son âge le lui permet, parce qu'il en a vu d'autres, parce qu'il est capable de transformer un entretien d'embauche avec la brillante Delphine en un moment de confidence et d'échange sincère.
C'est celui qui transforme un entretien en conversation.
Évidemment, il est trop vieux pour le poste. Évidemment, Pascal ne l'aurait pas validé. Mais il n'aura pas besoin de le faire, parce que les meilleurs candidats n'arrivent même pas jusqu'au manager, et se désistent d'eux-mêmes lorsque la proposition ne leur convient pas.
Dominique, c'est un peu de sagesse. C'est probablement la seule ancre de sagesse et de prise de recul dans cette pièce. Il explique pourquoi : il a vécu des problèmes de santé, de famille, personnels, qui mettent l'entreprise à sa place — et pas au-dessus de tout le reste. C'est évidemment une leçon à retenir, qu'il va faire passer à Delphine, qui va très bien l'entendre.
Johana symbolise la naïveté de nombreux projets de reconversion, qui veulent d'abord fuir une réalité avant de s'intéresser à celle qu'ils vont rejoindre.
Elle ne cherche pas un job chez Bureautique & Compagnie : elle veut d'abord fuir le domaine de la santé. Et elle est prête à tout pour ça. Y compris, par moments, à reproduire des comportements qu'elle a détestés dans son job précédent.
Elle peut être jouée d'une naïveté absolue dans la scène de recrutement par Pascal, ou au contraire s'attacher d'ores et déjà à le manipuler.
Le fait est que son intégration sera une calamité. Assurée par le manager, sans pouvoir être accompagnée par la RH, puisqu'une opposition se met en place dès le départ : elle a vocation à remplacer Delphine. C'est donc une intégration catastrophique où seul le manager apporte sa vision et ses vices, sans que la RH puisse accompagner l'intégration.
Et il peut se passer littéralement deux choses, qui seront à la libre interprétation de la troupe : soit elle entre en résistance et interprète son texte comme une espèce de contrainte imposée par son manager — et dans ses échanges avec lui elle devient agressive, parce qu'elle lui en veut de vouloir faire d'elle ce qu'elle n'est pas, ou ce qu'elle a fui. Ou bien elle bascule et rentre dans l'ombre de son manager pour devenir un mini-Pascal. Pire que lui, en vérité. Ça se verra notamment dans la scène de débrief de la candidate, où elle lui proposera des choses que même lui n'aurait pas imaginées.
Bien entendu, ce processus de plongée en abyme se fait par étapes, et la scène charnière est celle de sa consultation chez le psy, où elle fait le bilan d'une partie de son intégration et décide de basculer.
À la fin, sur la scène avec Pascal, elle peut complètement lui marcher dessus — un peu comme Delphine est capable de lui marcher dessus dans la scène de la fiche de poste au départ. Ou bien, au contraire, elle entre en connivence avec lui.
Daniel(e) est témoin de tout ce qui se passe. On comprend à la fin de la pièce que ce n'est pas seulement un psy payé par la boîte : c'est d'abord le meilleur pote du manager, et les séances servent surtout à un management indirect des équipes. Tout dans sa posture en consultation tient davantage du coaching et du management que de la psychothérapie.
Il va voir successivement Delphine dans la scène inaugurale, puis Johana, et enfin Pascal : il peut donc porter un regard distancié, analytique, sur les réalités qui se trament.
Avec Delphine, il essaie de calmer son agressivité. Il la connaît depuis quinze ans — si elle l'appelle au bout de quinze ans, c'est qu'elle suit ses consultations depuis tant d'années. Il connaît donc par cœur le ressenti de Delphine pour ce manager qui détruit la boîte qu'elle aime tant. Mais ce manager est le pote de Daniel(e), et donc il s'attache autant qu'il le peut à apaiser.
Dans la scène avec Johana, c'est la même chose : il perçoit toute sa frustration et il s'attache à la mettre en empathie avec son manager. Quitte à le faire au sacrifice de la posture qu'une RH doit avoir vis-à-vis des candidats. D'une certaine manière, il sacrifie l'image que la recruteuse a des candidats pour sauver le management de son pote. Il contribue à son niveau à amener Johana sur la pente d'une forme de perversion vis-à-vis des candidats : « Votre rôle, c'est de savoir s'il est fait pour le poste » ; « Il vous manipule » ; soyez plus empathique avec votre manager et un peu moins avec les candidats. Bref, il est témoin du glissement de Johana, mais conserve son rôle d'accompagnement de son manager.
Évidemment, la scène finale avec Pascal, c'est le moment de vérité, au cours de laquelle Daniel(e) lui dit tout ce que Pascal ne peut entendre que de son ami. Il prend l'ascendant sur Pascal, qui scène après scène se décompose.
Daniel(e), ce n'est pas le mauvais psy. C'est d'abord un bon ami. Celui qui joue, d'une certaine manière, le RH auprès des deux RH. Celui qui assure un coaching de business en scène finale. Mais qui fait toujours ça avec une forme de désinvolture distanciée, que ce soit avec Delphine, Johana ou Pascal — précisément parce qu'il n'est pas pris dans le tourbillon de cette boîte.
Julien, c'est le pire des candidats. Parce que c'est le meilleur en entretien. Parce qu'il dit exactement ce que chacun veut entendre, parce qu'il a réponse à tout, parce qu'il manipule les uns et les autres. Même s'il tombe sur un os avec Delphine, il va quand même obtenir son entretien avec Pascal, et manipuler Pascal jusqu'au bout. Jusqu'à ce que ce misogyne qui voulait une fille se retrouve à faire une proposition à Julien.
C'est le pire des candidats parce que c'est le meilleur en entretien, mais qu'il n'a aucune motivation pour le poste, aucun intérêt pour l'entreprise, aucun avenir dans cette entreprise s'il y était pris. Il le dit d'ailleurs dès sa scène inaugurale : il prend juste un emploi pour remplir son frigo et retrouver du Pôle emploi. Il quittera cette boîte à la première occasion. Mais il est tellement parfait en entretien que Delphine, qui a désespéré de ne pas trouver mieux, va le laisser passer sans être dupe, et que Pascal va tomber dans ses pièges.
Heureusement, le twist de leur entretien, c'est que même ce candidat prêt à tout ne prendra pas le poste : personne ne veut d'une entreprise comme Bureautique & Compagnie, pas même un Julien affamé.
Il est celui que beaucoup de recruteurs craignent et critiquent : un parfait séducteur qui n'a aucun intérêt réel pour l'entreprise, mais qui peut passer toutes les étapes. Il est le Pascal en version candidat.
Mais on comprend également, comme on l'a fait pour Pascal, d'où lui vient cette posture. Il parle de son père qui s'est fait exploiter toute sa vie, de ce choix qu'il a fait de profiter de la vie et de découvrir le monde, de remettre l'entreprise, le poste, les managers et le salaire à leur juste place. Il est représentatif d'une génération qui rompt avec la génération X, qui n'est plus crédule des marques employeur et du marketing des services recrutement, qui a compris les règles du jeu — et qui les utilise parfois mieux que les employeurs et les recruteurs.
Chaque représentation finance d'abord ses coûts : le théâtre, la communication, les droits d'auteur, la cagnotte d'Avignon, le matériel et les frais annexes. Sur ce qui reste — la marge brute — chaque comédien alimente une cagnotte personnelle, coordonnateur compris, indexée sur le nombre de spectateurs payants : à partir de 50 payants, 0,80 € par spectateur payant et par comédien. Un soir à 90 payants, c'est 72 € ; à 140, c'est 112 €. Chaque spectateur compte — il n'y a plus de palier, donc plus de marche perdue. Dès que la cagnotte atteint 120 €, un cachet déclaré de 120 € bruts est versé, et la cagnotte repart avec le reliquat. Plus la salle se remplit, plus vous gagnez : la communication locale, c'est aussi votre intérêt direct. À cela s'ajoutent vos revenus complémentaires (écocups, livre).
Précision importante : seules les entrées payantes comptent. Les invitations, places offertes, contremarques et entrées de service n'entrent jamais dans le décompte. Un soir à 90 payants et 30 invités reste un soir à 90 payants — donc 72 € de cagnotte, pas 96.
Sur scène, chacun a son personnage. En coulisses, chacun prend aussi une mission transverse : c'est ce qui permet à une troupe de tenir debout, en autonomie, dans sa ville.
▶ Voir la vidéo « Les missions transverses »
Cette vidéo détaille chaque mission, une par une. À regarder avant d'enregistrer votre vidéo de casting : elle vous sera redemandée au moment de la confirmation d'engagement.
Places vendues à 18 € TTC (TVA spectacle vivant 5,5 % déduite). Troupe de 5 comédiens, salle d'environ 200 places louée 400 € la soirée. Exemple pour 50, 100, 150 et 200 spectateurs payants. Passez la souris (ou tapez) sur les libellés soulignés pour le détail.
| Par représentation | 50 payants | 100 payants | 150 payants | 200 payants |
|---|---|---|---|---|
| Billetterie (spectateurs payants × 18 € TTC) | 900 € | 1 800 € | 2 700 € | 3 600 € |
| TVA sur billetterie (5,5 %) | – 47 € | – 94 € | – 141 € | – 188 € |
| Recette HT | 853 € | 1 706 € | 2 559 € | 3 412 € |
| Théâtre (400 € la soirée, jauge ~200 places) | – 400 € | – 400 € | – 400 € | – 400 € |
| Communication (digitale, affiches…) | – 150 € | – 150 € | – 150 € | – 150 € |
| Cagnotte Avignon 2027 | – 50 € | – 50 € | – 50 € | – 50 € |
| Droits d'auteur (10 % de la recette HT) | – 85 € | – 171 € | – 256 € | – 341 € |
| Décors et matériel (forfait) | – 50 € | – 50 € | – 50 € | – 50 € |
| Frais annexes et admin (forfait) | – 100 € | – 100 € | – 100 € | – 100 € |
| Marge brute | 18 € | 785 € | 1 553 € | 2 321 € |
| Cagnotte comédiens (5 × 0,80 € par spectateur payant, dès 50 payants) | – 200 € | – 400 € | – 600 € | – 800 € |
| Charges patronales (≈ 55 %) | – 110 € | – 220 € | – 330 € | – 440 € |
| Coût troupe total (charges incluses) | – 310 € | – 620 € | – 930 € | – 1 240 € |
| EBE (marge brute – coût troupe) | – 292 € | 166 € | 623 € | 1 081 € |
| Cagnotte mutualisée autres villes (50 % de la marge, si marge) | — | – 83 € | – 312 € | – 541 € |
| Marge nette | – 292 € | 83 € | 312 € | 541 € |
Pour une représentation, et pour chaque comédien sur scène, coordonnateur compris. La cagnotte se cumule d'une date à l'autre : ce qui n'est pas versé un soir repart avec vous à la représentation suivante.
| Spectateurs payants | Crédité en cagnotte | Cachet déclenché (120 € bruts) | Reste en cagnotte |
|---|---|---|---|
| 50 | 40 € | 0 | 40 € |
| 75 | 60 € | 0 | 60 € |
| 100 | 80 € | 0 | 80 € |
| 125 | 100 € | 0 | 100 € |
| 150 | 120 € | 1 → 120 € versés | 0 € |
| 175 | 140 € | 1 → 120 € versés | 20 € |
| 200 | 160 € | 1 → 120 € versés | 40 € |
Sur une saison de 25 représentations, à remplissage constant : 100 payants → 2 000 € de cagnotte, soit 16 cachets · 150 → 3 000 €, soit 25 cachets · 200 → 4 000 €, soit 33 cachets.
Il faut 150 spectateurs payants sur une même soirée pour qu'un cachet soit versé le soir même. En dessous, la cagnotte se remplit sans être versée — mais rien n'est perdu : elle est cumulative sur toute la saison.
Le rythme, c'est deux représentations par semaine. Le cachet est fixé à 120 € bruts — le minimum conventionnel (119,42 €) arrondi à l'euro supérieur : il est donc déclarable quel que soit le rythme. Viser deux représentations par semaine reste l'objectif : c'est ce rythme qui remplit les cagnottes et qui équilibre l'exploitation.
Objectif : une représentation grand public et une représentation B2B par semaine. La première fait vivre le spectacle et son public local ; la seconde — entreprises, salons RH, séminaires, écoles — finance le reste. C'est la combinaison des deux qui donne les 25 représentations par trimestre.
Comment la cagnotte est versée. Chaque représentation crédite la cagnotte personnelle de chaque comédien à hauteur de 0,80 € par spectateur payant, à partir de 50 payants. Elle est distribuée dès qu'elle atteint 120 € bruts — le minimum conventionnel arrondi à l'euro supérieur — soit, charges patronales d'environ 55 % comprises, 186 € par comédien et 930 € pour les cinq. Concrètement : une soirée à 150 payants déclenche un cachet le soir même ; à 100 payants il faut deux dates, à 75 payants trois. En dessous du seuil, rien n'est versé mais rien n'est perdu : la cagnotte reste acquise et se cumule d'une représentation à l'autre.
La pièce se joue aussi en entreprise : texte adapté à l'univers du client, suivi d'une conférence-débat sur le recrutement. Elle a déjà été jouée chez La Poste, EDF, Veolia, Orange, Schlumberger, L'Adresse Immobilier, et à l'invitation de plusieurs ANDRH, CCI et salons professionnels. Des représentations en entreprises sont possibles dans votre ville : un revenu additionnel pour la troupe, en semaine, hors billetterie.
Vous pourrez la jouer 1 à 2 fois par semaine — ou jusqu'à trois fois par semaine, selon vos actions en B2B.
En B2B, la recette ne dépend pas du nombre de spectateurs.
Une collection d'écocups aux couleurs de chacun des personnages, vendus 5 € pièce. Après la pièce, les comédiens sont à la buvette, chacun avec son propre écocup à disposition. Sur chaque vente, vous gardez 2,50 €.
Le texte de la pièce, remis en forme et illustré (ODYSSÉE RH — Thierry Bismuth). Vendu 15 € : sur chaque vente, vous gardez 5 €.
Il n'y a plus de formulaire de candidature : le parcours tient en six étapes, dont quatre consistent simplement à vous informer avant de décider.
La philosophie du projet, le modèle économique, les missions transverses, les troupes montées simultanément dans 10 villes.
🧩 Voir tout de suite la vidéo « Les missions transverses »
Chaque comédien porte une mission en coulisses, en plus de son rôle. Autant le savoir avant d'enregistrer votre casting.
J'y présente à nouveau tous les éléments de vive voix, et je réponds aux questions posées ce jour-là.
▶ Voir la vidéo de présentation
Enregistrement de la visio du 23 juillet 2026 — le mot de passe d'accès au formulaire de candidature y est communiqué.
Soit il vous inspire, soit il ne vous inspire pas 🙂
On recrute sur toutes les villes — y compris celles qui affichent déjà 5 comédiens ou plus. Pourquoi ?
Parce que les désistements, ça arrive. Parce qu'une troupe compte toujours entre 7 et 8 comédiens pour 5 rôles, pour que chacun puisse tourner et ne pas avoir à jouer tout le temps. Parce qu'il est possible de monter 2 troupes dans les grandes villes.
🧩 Dernier point avant de filmer : la vidéo « Les missions transverses »
La scène et le personnage de mon choix, à partir du texte de la pièce, filmés simplement — 1 à 3 minutes.
Le texte n'a pas besoin d'être su, la qualité d'image n'a aucune importance : c'est votre jeu qui compte.
👉 Au tout début de la vidéo, annoncez votre nom, votre ville et le nom du personnage que vous jouez.
Le texte n'a pas à être su à la lettre. Si vous avez besoin d'improviser un peu, aucun problème. Essayez quand même de coller un peu à la scène, pour voir si vous arrivez à retenir dix lignes de texte 😀
Quelqu'un peut vous donner la réplique — ou pas du tout : ça ne pose aucun problème.
Si plusieurs personnages vous intéressent, n'hésitez pas à m'envoyer une vidéo pour chacun des personnages auxquels vous postulez.
C'est votre façon d'incarner le personnage dont j'ai besoin : savoir si elle correspond à celui que j'ai en tête. Vous en trouverez les caractéristiques dans les portraits ci-dessus : Pascal Delphine Johana Julien / Julia Daniel / Danielle Dominique
Ensuite, au choix : envoyez directement le fichier depuis votre téléphone au moment de la signature, ou déposez la vidéo sur YouTube (en « non répertorié ») ou sur Google Drive partagé à « Tous les utilisateurs disposant du lien », puis gardez le lien sous la main. La vidéo doit s’ouvrir en un clic.
Un formulaire de candidature simplifié — 16 points, sans jargon — qui rappelle les modalités du partenariat. Le lien de votre vidéo se colle dans ce même formulaire : une seule démarche, une seule fois.
Remplir ma candidature et envoyer ma vidéo →
Accès protégé — le mot de passe est communiqué dans la vidéo de présentation.
En dessous de 50 spectateurs payants, la recette de la représentation sert à couvrir les coûts fixes : théâtre, communication, droits d'auteur, cagnotte Avignon, matériel. Le détail chiffré est dans le modèle économique, plus haut sur cette page.
À partir de 50 spectateurs payants, chaque comédien sur scène — coordonnateur compris — gagne 0,80 € par spectateur payant. Cet argent alimente une cagnotte personnelle qui reste acquise et se cumule d'une représentation à l'autre.
Dès que la cagnotte atteint 120 €, elle est versée sous forme de cachet déclaré de 120 € bruts, et repart avec le reliquat. Exemple : 150 payants = 120 € → un cachet versé le soir même. À 100 payants = 80 € → le cachet tombe à la deuxième date.
Rien n'est perdu : en dessous de 120 €, l'argent n'est pas versé tout de suite, mais il reste acquis et se cumule. Seules les entrées payantes comptent : invitations, contremarques et places offertes n'entrent jamais dans le décompte.
La rotation se fait de manière équilibrée. Il n'y a ni troupe principale, ni doublure : tout le monde tourne régulièrement.
Cinq comédiens sont sur scène à chaque représentation. Donc si vous êtes 7, vous jouez en moyenne 5 représentations sur 7 ; si vous êtes 8, 5 sur 8.
Cela permet de ne pas exposer la troupe en cas de désistement, définitif ou provisoire, d'un comédien — avant les premières représentations de janvier ou en cours d'année 2027.
Et cela permet d'aller chercher collectivement plus de représentations en B2B, donc de jouer plus souvent.
Vous avez la possibilité d'apprendre deux personnages. Cela vous permet de tourner plus souvent, en cas d'indisponibilité des uns ou des autres.
C'est totalement optionnel, pour ceux qui en ont envie.
Pour que le projet ait lieu, chaque comédien de la troupe assume, en plus de son personnage, une mission transverse — environ une heure par semaine.
Une explication plus précise de chaque mission vous sera donnée une fois que vous ferez partie de l'équipe, pour que vous puissiez choisir la vôtre.
Si, après avoir parcouru toute cette page et visionné la vidéo en entier, il vous reste des questions : écrivez-moi par SMS ou par WhatsApp au 06 10 70 30 90.
Ou directement : Thierry Bismuth · bismuththierry@gmail.com · 06 10 70 30 90